Votre chat a une petite zone sans poils près de l’oreille, peut-être quelques croûtes. Vous avez cherché « teigne chat » et les résultats vous ont autant inquiété que les photos trouvées en ligne. Votre enfant le câline tous les soirs, un autre animal dort dans le même panier, et vous ne savez pas si vous devez tout désinfecter ce soir ou attendre la consultation.
Ce guide vous aide à réagir dès maintenant, sans paniquer ni improviser : quoi observer, quoi dire au vétérinaire, comment protéger votre famille et votre logement, et surtout comment savoir quand tout sera vraiment terminé.
Dans ce guide vous allez apprendre
- Les gestes à poser ce soir : ce qu’il faut faire (et ne surtout pas faire) avant même d’avoir vu le vétérinaire
- Ce que les photos ne montrent pas : pourquoi une plaque ronde ne prouve rien, et ce que votre vétérinaire cherche vraiment
- Quatre examens pour comprendre le diagnostic : lampe de Wood, microscope, culture et PCR, ce que chacun peut montrer et pourquoi votre vétérinaire ne les demande pas forcément tous
- La protection du foyer au quotidien : comment limiter la transmission aux enfants, aux autres animaux et aux surfaces, sans transformer votre maison en zone de quarantaine
- Le vrai signal de guérison : pourquoi le poil qui repousse ne suffit pas, et comment votre vétérinaire décide de lever les précautions
📋 Sommaire
- Teigne chat : que faire dès les premiers signes ?
- Quels signes peuvent évoquer la teigne, et pourquoi une photo ne suffit-elle pas ?
- Comment la teigne se transmet-elle aux animaux et aux humains ?
- Comment le vétérinaire confirme-t-il le diagnostic ?
- Quels traitements permettent de soigner le chat ?
- Comment organiser les soins et limiter les contacts au quotidien ?
- Comment nettoyer le logement et les objets contaminés ?
- Quand le chat est-il guéri et peut-il retrouver ses habitudes ?
- Teigne du chat : à vous d’agir, au vétérinaire de trancher
Teigne chat : que faire dès les premiers signes ?
Une plaque suspecte, pas encore un diagnostic
Vous venez de remarquer une zone sans poils sur votre chat. La peau en dessous paraît sèche, peut-être un peu croûteuse, avec quelques pellicules. Le réflexe naturel, c’est de chercher en ligne, de comparer avec des photos, parfois même de passer en pharmacie pour trouver une solution rapide. À ce stade, pourtant, rien ne confirme la teigne. D’autres affections cutanées produisent des lésions très similaires, et seul un examen vétérinaire permettra de poser un diagnostic fiable. La première chose à faire n’est pas de traiter, c’est d’observer et de prendre rendez-vous.
Contacter rapidement le vétérinaire
La teigne du chat n’est pas une urgence vitale au même titre qu’une intoxication ou un accident. Un chat qui mange normalement, joue et se comporte comme d’habitude, avec une plaque suspecte sur la peau, peut attendre un rendez-vous dans les jours qui viennent. En revanche, si son état général est franchement altéré, s’il ne mange plus ou semble abattu, ne mettez pas cela sur le compte d’une simple mycose : demandez un avis vétérinaire sans attendre.
Préparer l’appel à la clinique
Quand vous téléphonez, précisez que vous suspectez une teigne. Certaines cliniques ont des consignes d’accueil particulières pour limiter la contamination en salle d’attente. Rassemblez les informations que le vétérinaire vous demandera : depuis quand la lésion est apparue, si elle s’est étendue, si d’autres animaux vivent au foyer, si un enfant en bas âge ou une personne immunodéprimée partage le logement, et si vous avez déjà appliqué un produit sur la zone.
Ce qu’il ne faut surtout pas faire
En attendant la consultation, ne posez aucun produit sur la lésion : ni crème antifongique humaine, ni Bétadine, ni vinaigre, ni huile essentielle. Ces applications peuvent masquer les signes, fausser les prélèvements du vétérinaire, et certaines sont toxiques pour le chat. Limitez les contacts directs avec la zone atteinte, lavez-vous les mains après l’avoir touché, et gardez vos photos datées : elles serviront au suivi avec le vétérinaire, pas à comparer avec des clichés trouvés en ligne.
Avant d’appeler le vétérinaire, préparez ces informations
Chat en forme avec plaque suspecte : contacter le vétérinaire rapidement, pas d’urgence vitale. Chat abattu, qui ne mange plus ou qui présente un problème aigu : avis vétérinaire sans attendre, la cause n’est peut-être pas une simple mycose.
- date d’apparition de la lésion et évolution depuis
- nombre et localisation des zones atteintes
- autres animaux présents au foyer
- enfants en bas âge ou personnes immunodéprimées dans la maison
- produits déjà appliqués sur la zone
- arrivée récente d’un nouvel animal ou contact avec un animal inconnu
Quels signes peuvent évoquer la teigne, et pourquoi une photo ne suffit-elle pas ?
Ce qu’est réellement la teigne
La teigne du chat porte un nom médical : dermatophytose. C’est une infection causée par des champignons microscopiques qui colonisent les couches superficielles de la peau et les poils. L’espèce la plus souvent en cause chez le chat s’appelle Microsporum canis. Ce n’est ni un ver, ni un insecte, ni une allergie : c’est une mycose de surface, comparable aux champignons de peau que l’on peut observer chez l’humain. Le nom « teigne » prête à confusion, car il évoque parfois un parasite. En réalité, c’est un champignon, et la distinction a son importance pour comprendre le traitement.

Des signes très variables d’un chat à l’autre
On imagine souvent la teigne comme une plaque ronde et bien dessinée. L’aspect réel varie énormément d’un chat à l’autre. Vous pouvez observer des zones dépilées de formes diverses, des squames (sortes de pellicules), des croûtes fines, parfois une atteinte des griffes. Les localisations les plus fréquentes sont les oreilles, le chanfrein (dessus du nez), les membres et la face dorsale de la queue. La teigne peut aussi apparaître ailleurs, de façon plus discrète ou plus étendue selon les cas. L’aspect seul ne permet pas de conclure, même pour un œil exercé.
Des démangeaisons possibles, contrairement aux idées reçues
Un mythe tenace circule : la teigne ne gratterait pas. C’est faux. Certains chats présentent des démangeaisons parfois importantes, d’autres ne se grattent jamais. Les jeunes chats et ceux à poils longs semblent davantage représentés dans les formes marquées, sans que cela constitue une règle absolue. L’absence de grattage ne permet donc pas d’écarter la teigne, et sa présence ne l’exclut pas non plus. Ce signe, à lui seul, ne peut ni confirmer ni éliminer la maladie.
Pourquoi comparer avec des photos ne suffit pas
La tentation est forte de taper « teigne chat photo » et de comparer avec ce que vous observez. Plusieurs affections cutanées produisent des lésions visuellement très proches : allergie, gale (due à des acariens, pas à un champignon), inflammation de la peau causée par des bactéries, perte de poils liée au stress. Les images trouvées en ligne montrent des cas typiques, alors que la teigne prend des formes très diverses. Aucune photo ne remplace un prélèvement analysé par le vétérinaire. Vos propres clichés restent utiles pour documenter l’évolution entre deux rendez-vous, jamais pour poser un diagnostic à la maison.
Un dernier point à garder en tête : un chat peut héberger le champignon sans montrer le moindre signe. Son pelage paraît normal, sa peau aussi. Ce portage silencieux explique pourquoi la teigne semble parfois surgir de nulle part dans un foyer où tous les animaux ont l’air en forme.
Comment la teigne se transmet-elle aux animaux et aux humains ?
Contact direct et exposition indirecte
Le champignon se transmet de deux façons. La première, la plus évidente : un contact direct avec un animal infecté ou avec ses poils tombés. La seconde, plus discrète : une contamination indirecte par les objets, les surfaces, les vêtements ou les mains. Des poils porteurs de spores se déposent sur le canapé, la brosse, le panier de couchage, et le champignon peut y persister en attendant un nouvel hôte. Votre chat ne sort jamais ? Cela ne le met pas à l’abri. Un visiteur, un sac posé au sol, un objet ramené de l’extérieur : les voies d’entrée sont multiples et souvent impossibles à retracer.
Une zoonose, transmissible à l’humain
La teigne fait partie des zoonoses : elle peut passer de l’animal à l’humain. Les enfants en bas âge et les personnes dont le système immunitaire est affaibli sont les plus vulnérables. Si vous constatez une lésion sur votre propre peau, une plaque rouge, squameuse, qui semble s’étendre, consultez votre médecin en précisant que votre chat est suivi pour une teigne. Le diagnostic et le traitement humains relèvent du médecin traitant ou du dermatologue, jamais du vétérinaire. Ne vous traitez pas avec le produit prescrit à votre animal, et ne lui appliquez pas une crème destinée à l’humain.
Foyer avec plusieurs animaux
Si d’autres chiens, chats ou petits mammifères partagent votre logement, prévenez le vétérinaire dès la suspicion. Le champignon ne s’arrête pas à une seule espèce. Le praticien évaluera chaque animal et décidera de la conduite à tenir pour chacun : examen, surveillance simple ou traitement selon les cas. N’appliquez pas d’office le même produit à tous vos animaux sans y avoir été invité : chaque situation se gère individuellement. Ne cherchez pas forcément l’animal « responsable » : l’important est de protéger tout le monde, pas de mener l’enquête.

Comment le vétérinaire confirme-t-il le diagnostic ?
La lampe de Wood, un premier indice
La lampe de Wood émet une lumière ultraviolette qui peut faire fluorescer certains poils infectés par Microsporum canis. C’est un examen rapide, indolore, souvent réalisé dès la première consultation. Son résultat donne une orientation parfois spectaculaire quand la fluorescence est nette. Tous les champignons responsables de la teigne ne fluorescent pas, et certains produits déjà appliqués sur la peau peuvent perturber la lecture. Un résultat négatif à la lampe de Wood ne permet donc pas d’exclure la teigne. Si vous avez posé un produit sur la lésion avant la consultation, signalez-le au vétérinaire : cela peut influencer l’interprétation.
L’examen direct au microscope
Le vétérinaire prélève des poils ou des squames sur la zone suspecte et les observe au microscope. L’objectif est de repérer des éléments fongiques caractéristiques, directement sur les poils ou les débris cutanés. Cet examen donne un résultat rapide et peut orienter le diagnostic dès la consultation. L’absence d’éléments visibles au microscope ne signifie pas que la teigne est exclue : le prélèvement peut ne pas avoir capté la zone la plus atteinte, ou la charge fongique peut être faible. L’examen direct complète la lampe de Wood, il ne la remplace pas.
La culture fongique, pour savoir quel champignon est présent
La culture consiste à placer les prélèvements sur un milieu nutritif adapté et à laisser le champignon pousser. Elle permet d’identifier l’espèce de champignon présente dans le prélèvement. Un résultat positif peut toutefois venir de spores simplement transportées sur le pelage, sans infection active. Le vétérinaire le confronte donc à l’examen de votre chat et aux autres résultats. Son principal inconvénient : elle demande du temps, car le champignon pousse lentement. Le délai varie selon le laboratoire et la souche. Votre vétérinaire vous indiquera le calendrier prévu et ce qu’il attend du résultat. La culture servira aussi plus tard, au moment de vérifier si le champignon a réellement disparu.
La PCR et ses limites pour le suivi
Certaines cliniques proposent un test PCR, qui détecte le matériel génétique du champignon. Rapide et sensible, il a toutefois une limite importante pour le suivi de guérison : un résultat positif ne prouve pas que des champignons viables sont encore présents. Des travaux menés en refuge ont illustré ce décalage : des chats considérés comme guéris sur la base de leurs cultures restaient positifs en PCR. Le résultat PCR s’interprète toujours avec le vétérinaire, jamais isolément. C’est un outil complémentaire, pas un verdict.
Les examens de la teigne : ce que chacun cherche et ce qu’il ne tranche pas seul
| Examen | Ce qu’il recherche | Ce qu’il ne peut pas prouver seul |
|---|---|---|
| Lampe de Wood | Fluorescence de certains poils infectés | Un négatif n’exclut pas la teigne |
| Examen direct (microscope) | Éléments fongiques sur les poils ou squames | L’absence au microscope ne certifie pas l’absence du champignon |
| Culture fongique | Pousse et identification du champignon | Un positif ne dit pas à lui seul si le chat transporte des spores ou présente une infection active |
| PCR | Matériel génétique du dermatophyte | Un positif ne signifie pas forcément des champignons encore viables |
Quels traitements permettent de soigner le chat ?
Traitement local et traitement oral, deux rôles distincts
Le vétérinaire prescrit le plus souvent un antifongique local, sous forme de lotion, shampoing ou autre produit à appliquer sur la peau. Selon la sévérité ou l’étendue des lésions, il peut ajouter un traitement par voie orale. Les deux n’ont pas la même fonction : le premier agit sur la surface pour réduire la contamination et traiter les lésions visibles, le second attaque le champignon de l’intérieur. Le choix des produits, leur association et la durée du traitement appartiennent au vétérinaire, qui adapte son protocole à chaque chat. Si d’autres animaux du foyer doivent être traités, leur prescription sera individualisée.
Pas d’alternative domestique efficace
Vous avez lu que le vinaigre, la Bétadine, une crème antifongique humaine ou des huiles essentielles pouvaient remplacer le traitement ? Aucune preuve clinique exploitable ne soutient ces pratiques chez le chat. Certaines sont franchement dangereuses : les huiles essentielles, par exemple, présentent un risque toxique réel pour les félins. Un antiseptique seul ne suffit pas à éliminer un champignon installé dans les poils. Ne remplacez jamais le traitement prescrit par une recette trouvée en ligne, et ne partagez pas vos propres médicaments avec votre animal.
Respecter la durée, même quand tout semble aller mieux
Les sources vétérinaires françaises situent la durée de traitement à plusieurs semaines au minimum, parfois plusieurs mois selon la situation. La tentation d’arrêter lorsque les poils repoussent et que la peau retrouve un aspect normal est forte. Une interruption prématurée expose pourtant à une rechute, pour le chat comme pour le foyer. Suivez la prescription jusqu’au bout et attendez le feu vert de votre vétérinaire avant d’alléger quoi que ce soit. La tonte du pelage, parfois envisagée dans les atteintes sévères, relève elle aussi de la décision vétérinaire.
Ce que le devis doit détailler
Aucun tarif fiable ne peut être donné dans un guide : les coûts varient selon la clinique, le nombre d’animaux à traiter, la durée du suivi et les examens nécessaires. Demandez un devis qui détaille les postes principaux : consultation initiale, prélèvements et analyses de laboratoire, médicaments (local et oral), visites de contrôle, et éventuel entretien de l’environnement. Avoir une vision claire des dépenses dès le départ vous évitera les surprises et vous permettra de planifier la prise en charge sereinement.
Questions à poser au vétérinaire sur l’ordonnance
- Quels animaux du foyer doivent être traités, et lesquels simplement surveillés ?
- Comment appliquer le produit local : sur quelle zone, à quelle fréquence, pendant combien de temps ?
- Faut-il empêcher le chat de se lécher après l’application, et si oui, comment ?
- Que faire si le chat refuse le soin ou présente une réaction ?
- À quelle date le prochain contrôle est-il prévu, et que va-t-il vérifier ?
- Le traitement est-il compatible avec une gestation, un chaton ou un autre médicament en cours ?
Comment organiser les soins et limiter les contacts au quotidien ?
Aménager une pièce facile à entretenir
Si votre vétérinaire le recommande, installez votre chat dans une pièce dédiée, facile à nettoyer : carrelage ou sol lisse plutôt que moquette, peu de textiles difficiles à laver. Ce n’est ni une punition ni un isolement total. La pièce doit rester confortable, avec toutes les ressources habituelles de votre chat : gamelle, eau fraîche, litière propre, couchage, griffoir. L’objectif est de limiter la dispersion des poils contaminés dans tout le logement, pas de priver votre animal de présence humaine. Adaptez l’aménagement et sa durée avec le vétérinaire selon l’avancement du traitement.
Gérer les interactions avec la famille
Évitez le couchage partagé et les contacts prolongés peau contre pelage, surtout avec les enfants en bas âge et les personnes immunodéprimées. Désignez si possible un adulte pour réaliser les soins, avec des protections adaptées : gants, vêtements dédiés qu’on ne porte pas dans le reste de la maison. Lavez-vous les mains soigneusement après chaque manipulation du chat, de ses affaires ou de ses produits de soin. Ces précautions ne signifient pas couper tout lien avec votre animal : vous pouvez continuer à lui parler, à passer du temps dans sa pièce, à veiller sur lui chaque jour.
Appliquer le traitement sans stress inutile
Demandez à votre vétérinaire de vous montrer le geste d’application lors de la consultation. Certains produits locaux nécessitent d’empêcher le léchage pendant un temps défini, par exemple tant que le pelage est encore mouillé. Une collerette souple peut s’avérer nécessaire. Si votre chat résiste fortement au soin, demandez à la clinique comment adapter le geste. Une réaction pendant le traitement appelle une autre réponse : contactez rapidement le vétérinaire, avant de donner ou d’appliquer le produit à nouveau. Si votre chat perd l’appétit ou semble abattu, demandez un avis sans attendre. Respectez les consignes d’arrêt et d’urgence de la notice du produit prescrit : certains effets indésirables nécessitent d’interrompre le traitement.
Garder une trace et rester présent
Un petit carnet ou une note sur votre téléphone suffit : dates des applications, rendez-vous de contrôle prévus, observations sur l’état de la peau et du pelage. Ce suivi simple vous aide à ne rien oublier et donne au vétérinaire une vision claire de l’évolution. Le besoin de proximité de votre chat ne disparaît pas parce qu’il est malade : les précautions sanitaires n’empêchent pas l’attention, la surveillance et la douceur au quotidien. Rester présent pour lui fait partie du soin, autant que le médicament.
Un point sur la teigne féline
Véto Inside présente la teigne chez le chat en 2 min 37, dans un format informatif réalisé en collaboration avec des vétérinaires. Un court éclairage pour mieux comprendre cette affection, en complément des consignes de votre vétérinaire.
Comment nettoyer le logement et les objets contaminés ?
Commencer par les poils et les débris
Le champignon voyage avec les poils. La première action, et la plus importante, c’est de retirer les poils régulièrement de l’environnement. L’aspirateur devient votre meilleur allié : passez-le très souvent dans les zones fréquentées par le chat, idéalement tous les jours. Videz le bac ou changez le sac à chaque passage. Les peluches, plaids et coussins que vous ne pouvez pas laver facilement sont à éloigner temporairement de la zone de vie du chat. Ce geste quotidien, simple en apparence, réduit la quantité de spores dans votre logement et accompagne le traitement médical.
Traiter les textiles et le matériel du chat
Le couchage du chat, les couvertures et les tissus en contact régulier avec lui se lavent en machine aussi souvent que possible. La caisse de transport, le griffoir et les brosses de toilettage méritent un nettoyage approfondi ou un remplacement, selon les consignes de votre vétérinaire. Un objet impossible à nettoyer correctement peut devenir une source silencieuse de recontamination, semaine après semaine. Concentrez-vous d’abord sur ce qui touche directement votre animal au quotidien : ce sont ces objets qui accumulent le plus de poils et de débris porteurs de spores.
Choisir la désinfection adaptée
Nettoyage et désinfection sont deux gestes distincts. Le nettoyage retire la saleté visible, la désinfection s’attaque au champignon sur les surfaces. Votre vétérinaire vous indiquera quel produit utiliser et comment l’appliquer : temps de contact, rinçage éventuel, précautions d’usage. Ne mélangez jamais deux produits entre eux. Éloignez le chat de la pièce pendant l’opération et attendez que tout soit sec avant de le laisser revenir. Aucune recette maison ne garantit une désinfection totale en une seule fois : l’entretien régulier accompagne le traitement sur toute sa durée.
Entretien du foyer pendant la teigne : par où commencer ?
- Poils et débris : aspirer tous les jours les zones fréquentées par le chat, vider le bac à chaque passage
- Couchage et textiles : laver en machine aussi souvent que possible, écarter ce qui ne se lave pas
- Brosses, griffoir, transport : nettoyer en profondeur ou remplacer selon avis du vétérinaire
- Surfaces dures : désinfecter avec le produit recommandé, en respectant le temps de contact et en éloignant le chat
- Règle d’or : ne jamais mélanger deux produits, toujours suivre l’étiquette
Quand le chat est-il guéri et peut-il retrouver ses habitudes ?
L’amélioration visible ne suffit pas
Les lésions s’estompent, le poil repousse, votre chat semble aller parfaitement bien. C’est un signe encourageant, mais ce n’est pas un feu vert pour tout arrêter. Le champignon peut persister sous la surface alors que la peau retrouve un aspect normal à l’œil nu. Arrêter le traitement ou les précautions à ce stade expose à une rechute, pour le chat comme pour le reste du foyer. La disparition des signes visibles marque une étape dans la guérison, pas la ligne d’arrivée.

Le vétérinaire décide de la fin du traitement
La confirmation de guérison repose sur un contrôle clinique et, selon la situation, sur des examens complémentaires. Certains protocoles prévoient une culture de contrôle, d’autres en demandent deux à quinze jours d’intervalle. Ces différences de pratique entre cliniques ne signifient pas qu’un protocole est meilleur qu’un autre : le vétérinaire adapte son suivi à votre chat et à l’évolution constatée. Si les lésions persistent malgré un traitement bien suivi, faites le point avec le praticien sur le diagnostic, l’application des soins, l’état des autres animaux et l’entretien du logement. Ne doublez jamais une dose de votre propre initiative.
Demander explicitement le feu vert
La question la plus utile à poser lors du contrôle de suivi est simple : « Puis-je reprendre les contacts normaux et arrêter les précautions ? » Tant que la réponse n’est pas un oui clair de votre vétérinaire, maintenez les gestes d’entretien et les limitations de contact. La teigne du chat se soigne, elle demande de la patience et un suivi régulier. Le jour où votre vétérinaire vous confirmera que c’est terminé, vous saurez que c’est vrai.
Teigne du chat : à vous d’agir, au vétérinaire de trancher
Toute cette démarche repose sur un geste unique, celui du début : contacter votre vétérinaire rapidement, avant d’appliquer quoi que ce soit, avant de comparer des photos, avant de chercher un remède en pharmacie. La teigne du chat se soigne. Elle demande des semaines de rigueur, parfois des mois, un entretien régulier du logement et des précautions pour protéger le foyer. Ce n’est pas agréable, mais c’est gérable.
Votre chat reste votre chat pendant toute cette période : il a besoin de soins, de surveillance, et aussi de votre présence. Le vétérinaire pose le diagnostic, prescrit, contrôle et décide de la fin. Vous, vous observez, vous appliquez, vous entretenez. En respectant cette répartition, vous donnez à votre animal les meilleures chances de guérison sans vous épuiser ni mettre votre famille en danger.
Sources et références
Teigne chat : vos questions fréquentes
La teigne du chat est une affection cutanée qui se soigne dans la grande majorité des cas. Ce n’est pas une maladie mortelle en soi. En revanche, si votre chat présente un état général dégradé en parallèle (ne mange plus, est très abattu), ne mettez pas tout sur le compte de la teigne : consultez rapidement pour évaluer l’ensemble de sa situation.
Oui. La contamination peut passer par des voies indirectes : un objet, un vêtement, un visiteur, un nouvel animal. L’absence de sortie ne garantit pas l’absence d’exposition au champignon. L’origine exacte est souvent impossible à identifier avec certitude.
Aucune de ces alternatives ne dispose de preuves d’efficacité exploitables contre la teigne du chat. Certaines, comme les huiles essentielles, sont toxiques pour les félins. Ne remplacez jamais le traitement prescrit par votre vétérinaire par un produit trouvé en ligne ou dans votre pharmacie personnelle.
Pas automatiquement. Le vétérinaire évaluera chaque animal du foyer et décidera au cas par cas : certains devront être traités, d’autres simplement surveillés. N’appliquez jamais le même produit à tous vos animaux sans prescription individualisée.
Aucun montant fiable ne peut être avancé dans un guide : le coût dépend de la clinique, du nombre d’animaux à traiter, de la durée du suivi et des examens nécessaires. Demandez un devis détaillé incluant consultation, analyses, médicaments et visites de contrôle.
La repousse du poil est un signe encourageant, mais elle ne suffit pas à garantir la guérison. Le champignon peut persister alors que la peau a retrouvé un aspect normal. Seul votre vétérinaire, après contrôle clinique et examens adaptés, pourra vous donner le feu vert pour reprendre les contacts habituels.

Passionnée par la santé des chiens et des chats, Marie rédige des guides pratiques consacrés aux maladies de peau, aux allergies et aux affections dermatologiques chroniques. Elle s’intéresse notamment aux dermatites atopiques, aux otites allergiques et à la prise en charge du prurit chez les carnivores domestiques.
Article publié par la rédaction de la Clinique Vétérinaire Saint-Romain. Les informations présentées dans ce guide s’appuient sur les connaissances vétérinaires actuelles et sont régulièrement mises à jour afin d’offrir une information fiable aux propriétaires d’animaux de compagnie, de chevaux et de NAC.















