Tiques chez le chien : retrait, maladies à surveiller et prévention au quotidien

Marie

23 août 2026

Tiques chez le chien : retrait, maladies à surveiller et prévention au quotidien
🐕 Chien · Parasites · Tiques

Vous passez la main dans le pelage de votre chien après la balade et vos doigts butent sur une petite masse dure, accrochée à la peau. Pas de doute : c’est une tique. Le doute, en revanche, arrive tout de suite après. Est-ce grave ? Faut-il appeler le vétérinaire ce soir ?

Toutes les tiques ne sont pas porteuses de microbes. Un retrait bien fait, au bon moment, règle la plupart des situations. Reste que certaines peuvent transmettre des maladies sérieuses au chien, parfois plusieurs jours après la morsure. Savoir retirer correctement, reconnaître les signes qui imposent de consulter et mettre en place une prévention réaliste : c’est ce que ce guide vous propose, point par point.

Dans ce guide vous allez apprendre

  • Le geste de retrait correct : comment utiliser un crochet à tique en quelques secondes, sans écraser ni stresser votre chien
  • Les erreurs qui aggravent tout : pourquoi l’éther, le vinaigre et les recettes maison sont à proscrire
  • Les signes d’alerte après une morsure : fièvre, urines foncées, abattement, boiterie, et pendant combien de temps rester vigilant
  • Les maladies réellement transmises : piroplasmose, ehrlichiose, anaplasmose, maladie de Lyme, hiérarchisées par fréquence
  • Une routine de prévention simple : inspection après chaque sortie, zones à vérifier sur le corps, anticipation avant les vacances

Mon chien a une tique : faut-il consulter tout de suite ?

Ce que la tique fait réellement sur la peau

Une tique n’est pas un insecte qui se pose en passant. Une fois accrochée, elle enfonce ses pièces buccales dans la peau de votre chien et entame un repas sanguin qui dure plusieurs jours. Pendant ce temps, elle peut gonfler jusqu’à quarante fois son volume d’origine. C’est pour cette raison qu’une minuscule boule brune, à peine visible le soir de la balade, devient parfois une masse ronde et ferme sous vos doigts deux jours plus tard.

On retrouve le plus souvent les tiques sur la tête, le cou, le poitrail ou les membres, là où le pelage est moins dense et la peau fine. Selon les données hospitalières, la tête concentre à elle seule près de la moitié des tiques retrouvées sur les chiens. C’est donc la première zone à inspecter au retour d’une sortie.

Ce repas prolongé est ce qui rend la tique potentiellement dangereuse : plus elle reste fixée, plus le risque qu’elle transmette un agent infectieux augmente. Toutes les tiques ne sont pas porteuses de microbes. On ne peut pas le vérifier à l’œil nu, d’où l’importance d’agir toujours de la même façon : retirer, désinfecter, surveiller.

Votre chien va bien : retirer et surveiller

Si votre chien mange, joue et se promène normalement, et que la tique est dans une zone accessible, vous pouvez la retirer vous-même à la maison. Un crochet à tique, un geste calme et une désinfection suffisent dans la grande majorité des cas. Le matériel coûte quelques euros en pharmacie ou chez votre vétérinaire et se garde des années.

Après le retrait, surveillez votre chien pendant les jours qui suivent. Pensez aussi à vérifier son pelage pendant les deux à trois jours après chaque promenade en zone exposée. Une tique peut se fixer sans que vous la repériez le soir même, surtout sur un chien à poil long ou dense. Le risque existe toute l’année, avec des pics au printemps et à l’automne.

Votre chien semble déjà mal en point

Si, en plus de la tique, votre chien est prostré, mange moins que d’habitude, boite ou se comporte de façon inhabituelle, la consultation ne doit pas attendre. La tique n’est peut-être pas en cause, mais seul un examen clinique permet de trancher. Un chien abattu quelques jours après une sortie en nature mérite toujours qu’on s’y intéresse.

De même, si la tique est plantée dans une zone difficile d’accès, comme la paupière, l’intérieur de l’oreille ou entre les coussinets, laissez un professionnel s’en charger. Un retrait forcé sur une zone sensible risque de blesser votre chien ou de casser la tique.

Tique sur votre chien : quel niveau de réaction ?

SituationCe que vous faites
Tique visible, chien en forme, zone accessibleRetrait au crochet à tique, désinfection, surveillance les jours suivants
Tique dans une zone difficile (paupière, oreille interne, entre les coussinets)Consultation vétérinaire pour un retrait propre
Chien abattu, fièvre, urines foncées, boiterie ou retrait impossibleConsultation dans la journée
Chien qui s’effondre, muqueuses pâles, ne tient plus deboutUrgence vétérinaire immédiate

La tique n’est pas un diagnostic

C’est le point essentiel : une tique trouvée sur votre chien appelle une action simple et une vigilance limitée dans le temps. Si votre chien se gratte autour de la zone de morsure dans les heures qui suivent le retrait, c’est le plus souvent une réaction locale passagère. Le grattage s’étend ou persiste au-delà de deux jours : là, ça vaut la peine de consulter.

Ne pas trouver de tique après une balade ne garantit rien non plus. Une tique a pu se fixer et se détacher toute seule après son repas, sans que vous l’ayez jamais vue. L’inspection régulière au retour de sortie reste le geste le plus fiable.

Comment retirer une tique chez le chien sans faire d’erreur ?

Le crochet à tique : l’outil de référence

Oubliez les pinces à épiler, les doigts, les recettes de grand-mère. Le crochet à tique (aussi appelé tire-tique) est l’outil le plus fiable pour retirer la tique sans écraser son corps ni risquer de laisser ses pièces buccales dans la peau. On en trouve en pharmacie, chez le vétérinaire ou en animalerie, pour quelques euros à peine.

Propriétaire caressant la tête de son chien australien sur une terrasse en bois

Il existe en deux tailles : une petite pour les tiques fines, fraîchement fixées, et une plus grande pour les tiques gorgées de sang. Gardez les deux dans votre trousse de balade ou votre armoire à pharmacie. Le jour où vous en aurez besoin, vous serez content de ne pas avoir à improviser.

Le retrait, étape par étape

Glissez le crochet sous la tique, le plus près possible de la peau. Tournez lentement, sans tirer vers le haut : deux à trois tours suffisent en général pour que la tique se détache d’elle-même. Pas besoin de forcer ni de presser. Si votre chien est agité, faites-vous aider par une deuxième personne qui le maintient calmement pendant le geste.

Une fois la tique détachée, posez-la sur une surface claire pour vérifier qu’elle est entière. Détruisez-la entre deux surfaces dures ou enfermez-la dans un mouchoir bien serré. Ne la jetez pas vivante dans les toilettes ou dans une poubelle ouverte : les tiques sont résistantes et peuvent s’en sortir sans difficulté.

Désinfecter la zone juste après

Passez un antiseptique doux sur le point de morsure avec une compresse propre, puis surveillez la zone dans les jours qui suivent. Une petite rougeur ou une légère bosse peut être normale après le retrait. En revanche, si la zone gonfle franchement, suinte ou reste très inflammatoire, demandez un avis vétérinaire.

Les 4 erreurs à ne pas faire face à une tique Ne mettez jamais de produit sur la tique avant de la retirer. Ni éther, ni vinaigre blanc, ni huile, ni alcool. Ces substances irritent la tique, qui régurgite alors sa salive dans le sang de votre chien : le risque de transmission de maladie augmente au lieu de diminuer. Ne tirez jamais la tique d’un coup sec : vous risquez de casser ses pièces buccales dans la peau. N’écrasez pas la tique entre vos doigts : elle peut contenir des agents infectieux. N’attendez pas « que ça tombe tout seul » : plus la tique reste fixée longtemps, plus le risque de transmission augmente.

Ce que signifie vraiment « la tête est restée »

C’est l’inquiétude la plus fréquente après un retrait. En réalité, ce ne sont ni la tête ni les mâchoires de la tique qui restent dans la peau, mais un fragment de ses pièces buccales, une petite structure rigide enfoncée sous la surface. Ce n’est pas agréable, mais ce n’est généralement pas dangereux.

Un petit abcès local peut se former autour du fragment. Dans la plupart des cas, il disparaît en quelques jours si vous désinfectez matin et soir avec un antiseptique doux. En revanche, si la zone reste rouge, gonflée ou douloureuse au-delà de trois ou quatre jours, consultez votre vétérinaire. Il pourra retirer le fragment proprement, sans risque pour votre chien.

Ne tentez jamais de creuser avec une aiguille ou une pince fine. Vous risquez de faire plus de dégâts que le fragment lui-même n’en causera.

Quand laisser faire le vétérinaire ?

Si la tique est plantée dans l’oreille, sur la paupière, entre les orteils ou dans une zone où votre chien refuse qu’on le touche, ne forcez pas le retrait. Un retrait raté peut casser la tique, irriter la zone ou stresser votre chien au point de rendre la prochaine tentative encore plus difficile. Votre vétérinaire dispose d’un matériel adapté et d’un animal souvent plus coopératif en consultation qu’à la maison.

Si vous avez retiré la tique mais que le retrait vous semble incomplet ou que la zone saigne de façon inhabituelle, un passage rapide chez le vétérinaire ne coûte pas cher. Se poser la question, c’est déjà y répondre : mieux vaut un contrôle inutile qu’une complication évitable.

Quels symptômes doivent faire consulter dans les heures ou les jours qui suivent ?

Combien de temps surveiller votre chien ?

Après le retrait d’une tique, les maladies les plus courantes peuvent se déclarer dans un délai variable, de sept jours à trois semaines. C’est donc une période pendant laquelle il faut rester attentif au comportement de votre chien, sans tomber dans l’obsession. Concrètement, observez-le normalement : mange-t-il comme d’habitude ? Sort-il volontiers ? Se lève-t-il sans difficulté ?

Si rien de particulier n’apparaît au bout de trois semaines, vous pouvez souffler. Le risque lié à cette tique précise est alors très faible.

Les signes qui doivent déclencher un appel

Quatre signes d’alerte se distinguent par leur lien fréquent avec les maladies transmises par les tiques :

La fièvre, d’abord. Un chien fiévreux est souvent chaud au toucher, prostré, moins réactif. Vous ne pouvez pas toujours la mesurer vous-même, mais l’impression que votre chien « n’est pas comme d’habitude » suffit à justifier un appel.

L’abattement, ensuite. Un chien habituellement énergique qui reste couché, refuse de jouer ou semble anormalement fatigué mérite toute votre attention. Ce signe est parfois le seul visible pendant les premiers jours.

Les urines foncées. Des urines marron, rougeâtres ou très concentrées sont un signal d’alerte fort, souvent associé à la piroplasmose. Ce signe impose une consultation rapide, dans la journée.

Tique chez le chien : quand réagir ?. Le tri simple entre surveillance, consultation dans la journée et urgence rapide.

La boiterie. Un chien qui se met à boiter sans raison apparente dans les jours suivant une morsure de tique doit être examiné. La boiterie peut être liée à une douleur articulaire provoquée par certains agents infectieux transmis par la tique.

Réaction locale ou signe général : savoir les distinguer

Une petite rougeur, un léger gonflement ou une démangeaison autour du point de morsure : c’est une réaction locale, courante et sans gravité dans l’immense majorité des cas. Elle disparaît d’elle-même en quelques jours avec une simple désinfection.

Les signes généraux sont d’une autre nature. Votre chien mange moins, dort davantage, boite, a les yeux moins vifs, boit plus que d’habitude ou urine différemment. Ces signes n’apparaissent pas forcément tous en même temps, et un seul suffit à justifier un appel chez votre vétérinaire.

N’oubliez pas de réinspecter le pelage

Les tiques se fixent souvent à des endroits discrets. Les zones les plus touchées sont la tête (qui concentre près de la moitié des tiques retrouvées), les membres, le cou et le poitrail. Repassez vos mains sur ces zones dans les jours suivants : une deuxième tique, passée inaperçue au premier contrôle, peut changer la donne.

Si votre chien a le poil long, écartez bien les mèches au niveau des oreilles et du cou. Les tiques s’y camouflent facilement, parfois pendant plusieurs jours avant d’être repérées.

Signes à surveiller après le retrait d’une tique

Signe observéDélai habituelCe que vous faites
Rougeur locale, petite bosse au point de morsure1 à 3 joursDésinfection, surveillance simple
Abattement inhabituel, perte d’appétit, chien « mou »7 à 21 joursConsultation vétérinaire recommandée
Fièvre, chien chaud et prostré7 à 14 joursConsultation dans la journée
Urines marron, rougeâtres ou très foncées5 à 15 joursConsultation rapide, en urgence si le chien s’effondre
Boiterie sans cause visible7 à 21 joursConsultation vétérinaire

Quelles maladies les tiques peuvent-elles transmettre au chien ?

La piroplasmose : la maladie repère

C’est la maladie transmise par les tiques la plus connue des propriétaires de chiens en France, et pour cause. La piroplasmose (aussi appelée babésiose) est provoquée par un parasite microscopique qui détruit les globules rouges du chien. Les symptômes apparaissent en général dans les jours suivant la morsure : abattement brutal, fièvre, urines foncées, parfois un refus total de manger.

Sans traitement, la piroplasmose peut être fatale. Avec une prise en charge rapide, le pronostic est souvent favorable. C’est pour cette raison que les urines marron ou rougeâtres imposent une consultation en urgence : elles orientent directement vers cette maladie.

L’ehrlichiose et les anaplasmoses

L’ehrlichiose est une maladie bactérienne transmise par la tique brune du chien. Elle provoque souvent de la fièvre, un abattement marqué, des saignements anormaux (gencives, nez) et parfois des douleurs articulaires. Les signes peuvent mettre plusieurs jours à apparaître et restent parfois discrets au début.

Les anaplasmoses, elles, touchent principalement les cellules sanguines et provoquent des symptômes proches : fièvre, fatigue, parfois boiterie. Ces maladies se traitent, mais leur diagnostic repose sur un examen vétérinaire et une prise de sang. Aucune ne se détecte à l’œil.

La maladie de Lyme chez le chien

On en parle beaucoup chez l’humain, un peu moins chez le chien. La borréliose de Lyme est bien transmise par les tiques (en particulier Ixodes ricinus), mais elle se manifeste différemment selon les espèces. Chez le chien, les signes les plus fréquents sont une boiterie intermittente, de la fièvre et parfois une baisse d’appétit.

Tous les chiens mordus par une tique porteuse ne développent pas la maladie. Le diagnostic est complexe et passe par des analyses spécifiques. Si votre chien perd l’appétit ou boite sans raison dans les semaines suivant une morsure, mentionnez-le à votre vétérinaire.

Pourquoi le danger vient du repas, pas de la morsure ?

Le vrai risque n’est pas la blessure causée par la tique. C’est ce qu’elle injecte pendant qu’elle se nourrit. Les tiques se nourrissent exclusivement de sang et ne font que trois repas au cours de leur vie entière. Chaque repas dure plusieurs jours : pendant tout ce temps, la salive de la tique peut contenir des bactéries, des parasites, et parfois des toxines.

C’est ce mécanisme qui explique pourquoi un retrait rapide réduit le risque. Plus la tique est retirée tôt, moins elle a eu le temps de transmettre un agent infectieux à votre chien. Une tique repérée et retirée dans les premières heures est bien moins inquiétante qu’une tique gorgée de sang depuis trois jours.

Les cas plus rares

D’autres maladies peuvent être transmises par les tiques, comme l’hépatozoonose ou une paralysie transitoire provoquée par une toxine de tique. Ces situations sont exceptionnelles en France et ne concernent qu’une très faible proportion des chiens mordus. La liste des agents transmis par les tiques continue d’évoluer avec la recherche vétérinaire. Le message reste le même dans tous les cas : retirez la tique rapidement, surveillez votre chien, et consultez au moindre doute.

Comment protéger son chien contre les tiques toute l’année ?

L’inspection après chaque sortie : le geste le plus simple

La prévention la plus efficace ne coûte rien : passer vos mains sur tout le corps de votre chien à chaque retour de balade. En vérifiant le pelage rapidement au retour, vous augmentez vos chances de repérer une tique avant qu’elle ne reste fixée longtemps. Ce contrôle précoce complète utilement la prévention antiparasitaire.

La routine anti-tiques au retour

Inspection après la balade, zones du corps à vérifier et rythme des protections : ce contenu aide à poser une routine simple, utile toute l’année. Publié par Animaux en ligne, il va à l’essentiel pour prévenir sans compliquer le quotidien.

Concentrez-vous sur les zones où la peau est fine et le pelage moins dense : la tête, le contour des oreilles, le cou, le poitrail, l’intérieur des cuisses et les aisselles. Ce sont les endroits préférés des tiques, ceux où elles trouvent le plus vite un accès à la peau. Avec un chien à poil long, écartez bien les mèches et passez les doigts jusqu’à la peau. Un geste de deux minutes peut vous éviter bien des soucis.

Une protection continue, pas une réaction de dernière minute

Les antiparasitaires externes (pipettes, sprays, comprimés, colliers) restent le moyen le plus fiable de réduire le nombre de tiques qui parviennent à se fixer sur votre chien. Votre vétérinaire est le mieux placé pour vous orienter vers la solution adaptée à son poids, son âge, son mode de vie et ses habitudes de sorties. Certains chiens vivent en appartement avec une balade quotidienne en parc, d’autres courent dans les champs tous les jours : la réponse n’est pas la même.

Ce qu’il faut retenir, c’est le délai d’anticipation. Un spray ou un spot-on doit être appliqué au moins deux jours avant une sortie en zone à risque pour être efficace. Un collier antiparasitaire nécessite environ deux semaines pour atteindre sa pleine efficacité. Si vous partez en vacances dans une zone boisée ou en campagne, pensez-y bien avant le départ.

Les remèdes maison : un faux sentiment de sécurité

L’huile essentielle de lavande, le vinaigre de cidre, l’ail dans la gamelle : on trouve de tout sur internet, souvent présenté comme « naturel et sans danger ». Aucune de ces méthodes n’a fait la preuve d’une efficacité fiable contre les tiques chez le chien. Certaines peuvent même irriter la peau, provoquer des réactions ou s’avérer toxiques à doses mal maîtrisées.

Votre chien mérite une prévention qui a été testée et validée. Les solutions existent, elles sont accessibles, et votre vétérinaire peut vous aider à choisir celle qui convient sans risque supplémentaire pour votre animal.

Prévention antiparasitaire et vaccination : deux démarches complémentaires

Un vaccin protège contre un virus ou une bactérie précise. Un antiparasitaire repousse ou tue les parasites externes. Les deux sont utiles, mais ne se remplacent pas l’un l’autre. Si vous suivez déjà le calendrier de vaccination de votre chien, c’est une excellente base de prévention santé. La protection contre les tiques vient en complément, avec sa propre logique et son propre calendrier.

Routine anti-tiques : les bons réflexes après chaque sortie Passez vos mains sur tout le corps de votre chien dans les minutes qui suivent le retour de promenade. Insistez sur la tête, les oreilles, le cou, le poitrail et l’intérieur des cuisses. Si vous trouvez une tique, retirez-la au crochet, désinfectez et surveillez les jours suivants. Vérifiez le pelage à nouveau le lendemain et le surlendemain : une tique peut se fixer avec un décalage de quelques heures. Gardez un crochet à tique dans votre sac de balade ou près de la porte d’entrée.

La régularité vaut mieux que l’intensité

Un chien protégé de façon régulière, toute l’année, est bien mieux couvert qu’un chien traité uniquement au cœur de l’été. Les tiques sont actives dès le mois de mars et parfois jusqu’en novembre, voire au-delà lors d’hivers doux. La protection antiparasitaire continue associée à l’inspection systématique au retour de balade forment les deux piliers d’une prévention réaliste.

Cela ne veut pas dire vivre dans la peur à chaque sortie. Votre chien a besoin de courir, de renifler, de se rouler dans l’herbe. La prévention n’est pas une restriction : c’est ce qui vous permet de le laisser profiter en toute sérénité.

Où les chiens attrapent-ils des tiques et à quelles périodes ?

Pas seulement en forêt

L’idée reçue veut que les tiques ne se trouvent qu’en forêt profonde, dans les sous-bois humides. La réalité est bien plus large : les jardins, les parcs urbains, les chemins bordés de hautes herbes et les broussailles de bord de route hébergent aussi des tiques. Un chien qui ne met jamais les pattes en forêt peut tout à fait en attraper dans un parc de ville ou au fond du jardin.

Les tiques vivent dans la végétation basse. Elles ne tombent pas des arbres. Elles attendent à l’extrémité des herbes et des buissons, et s’accrochent au pelage d’un chien qui passe à leur portée. Un simple détour dans les hautes herbes peut suffire.

Les espèces présentes en France

Plus de douze espèces de tiques peuvent être retrouvées sur les chiens et les chats en France. Trois dominent le terrain : Dermacentor reticulatus (la tique des prairies, souvent vectrice de la piroplasmose), Ixodes ricinus (la tique des bois, connue pour transmettre la maladie de Lyme) et Rhipicephalus sanguineus (la tique brune du chien, liée à l’ehrlichiose). Les tiques sont présentes sur tout le territoire national. Le risque n’est pas réservé à quelques régions forestières : un chien peut en attraper aussi bien en Bretagne qu’en Provence.

Quand le risque est-il le plus élevé ?

Les tiques sont actives dès les premiers réchauffements, avec deux pics marqués : au printemps (mars à juin) et à l’automne (septembre à novembre). L’été reste une période de forte exposition, surtout dans les zones humides et boisées. En pratique, le risque court d’avril à septembre au minimum.

La vigilance ne doit pas se limiter à une seule saison. Un chien peut croiser une tique en décembre si les températures restent clémentes. Les hivers doux de ces dernières années allongent la période d’activité des tiques de façon significative, et les premières fixations au sortir de l’hiver surprennent souvent les propriétaires.

Pourquoi certains chiens sont-ils plus exposés ?

Un chien qui court librement dans les hautes herbes, qui fouille les buissons ou qui se roule dans la végétation dense rencontre plus de tiques qu’un chien qui reste sur les chemins. C’est une question de comportement de sortie, pas de race ni de taille.

Les chiens de chasse, les chiens de berger, les chiens qui accompagnent des randonneurs : tous ces profils sont plus exposés que la moyenne. La prévention antiparasitaire et l’inspection régulière comptent d’autant plus pour eux. Pour tous les autres, l’inspection après chaque sortie reste le geste de base, quel que soit le terrain de balade.

Tiques chez le chien : le bon réflexe, dès la prochaine balade

Retirer une tique sur votre chien n’a rien de compliqué, à condition d’avoir le bon outil et de ne pas improviser. Le crochet à tique, deux à trois tours, une désinfection : le geste prend moins d’une minute. Ce qui change vraiment la donne, c’est la suite : surveiller votre chien pendant les semaines suivantes, connaître les signes qui imposent de consulter, et maintenir une prévention régulière tout au long de l’année.

Les tiques font partie de la vie de tout chien qui sort. En sachant quoi faire, quoi observer et quoi éviter, vous transformez une situation stressante en un geste maîtrisé.

Ce guide est une information générale et ne remplace pas une consultation vétérinaire. En cas de doute sur l’état de santé de votre animal, consultez un vétérinaire.

Tiques chien : vos questions fréquentes

Non, pas systématiquement. Si votre chien va bien et que la tique est dans une zone accessible, vous pouvez la retirer vous-même au crochet à tique, désinfecter et surveiller. La consultation s’impose si votre chien présente des signes inhabituels (abattement, fièvre, urines foncées, boiterie), si la tique est inaccessible, ou si le retrait semble incomplet.

Utilisez un crochet à tique. Glissez-le sous la tique au ras de la peau, tournez lentement deux à trois tours sans tirer, et laissez la tique se détacher. Désinfectez ensuite la zone avec un antiseptique doux. Ne mettez jamais d’éther, de vinaigre ou d’alcool sur la tique avant le retrait : ces produits augmentent le risque de transmission de maladie.

Ce qui reste est en réalité un fragment des pièces buccales, pas la tête entière. Dans la plupart des cas, un petit abcès local se forme puis disparaît en quelques jours avec une désinfection matin et soir. Si la zone reste rouge, gonflée ou douloureuse au-delà de trois à quatre jours, consultez votre vétérinaire.

Les maladies transmises par les tiques peuvent se déclarer dans un délai de sept jours à trois semaines après la morsure. Surveillez votre chien pendant cette période : comportement, appétit, mobilité, couleur des urines. Si rien d’anormal n’apparaît au bout de trois semaines, le risque lié à cette tique est très faible.

Les principaux signes d’alerte sont un abattement inhabituel, de la fièvre, des urines marron ou rougeâtres, une boiterie sans cause visible et une perte d’appétit. Un seul de ces signes suffit à justifier un appel chez votre vétérinaire. N’attendez pas que plusieurs symptômes s’accumulent.

Le risque est maximal d’avril à septembre, avec des pics au printemps et à l’automne. Les tiques restent néanmoins actives en dehors de cette période, surtout lors d’hivers doux. La prévention et l’inspection au retour de balade sont recommandées toute l’année.

Non. Aucune de ces méthodes n’a fait la preuve d’une efficacité fiable contre les tiques chez le chien. Certaines peuvent même irriter la peau ou provoquer des réactions. Votre vétérinaire peut vous orienter vers une prévention adaptée et validée.

Ils réduisent fortement le risque de fixation, mais aucun produit ne garantit un risque zéro. L’inspection régulière du pelage au retour de balade reste indispensable en complément. Pensez aussi aux délais : un spot-on doit être appliqué au moins deux jours avant une exposition, un collier environ deux semaines avant.

Marie Duvertier, rédactrice spécialisée santé canine et féline à la Clinique Vétérinaire Saint-Romain
Marie Duvertier · Rédactrice spécialisée santé canine et féline

Passionnée par la santé des chiens et des chats, Marie rédige des guides pratiques consacrés aux maladies de peau, aux allergies et aux affections dermatologiques chroniques. Elle s’intéresse notamment aux dermatites atopiques, aux otites allergiques et à la prise en charge du prurit chez les carnivores domestiques.

Article publié par la rédaction de la Clinique Vétérinaire Saint-Romain. Les informations présentées dans ce guide s’appuient sur les connaissances vétérinaires actuelles et sont régulièrement mises à jour afin d’offrir une information fiable aux propriétaires d’animaux de compagnie, de chevaux et de NAC.

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